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Les rendez-vous de la baleine /
Les Rendez-vous de la baleine / Spectacles
Les Rendez-vous de la baleine / Les nouvelles de la nuit, spectacles avec Sylvie Chenard et Rémi Leclerc : en spectacle un dernier deuxième mardi du mois, le 13 mars 2012, à l'Escalier, avant une Pause. Andrée Préfontaine et Nicolas Cousineau ont participé à cette rencontre. Dans l'ensemble ces spectacles ont été réalisés avec Sylvie Chenard, Alexandre Dubuc et Rémi Leclerc. Spectacle au Petit Chicago à Hull, au Mardi spaghetti au Cagibi, ce 28 février 2012 également. Voir les détails sur Facebook Spectacle passé En trio Sylvie Chenard (guitare, violon chinois, texte) Enregistrement du spectacle à l'Escalier
Spectacle à l'Escalier, le Mardi 11 octobre 2011, à 18h30, L'ESCALIER http://www.lescalier-montreal.com/
La nuit du pays Extrait du texte «Les nouvelles de la nuit», de Sylvie Chenard, 2011 Les chiens mordent dans leurs lys, francs, blancs. Toujours la langue bleue près de se perdre, au temps du jour. Gardiens des temps d'offrande, ils mordent encore dans le ciel, lactées, beuveries, à tout recommencer autrement, des glaces brûlantes lumineuses, des habitudes, sensations de l'offrande, détachement. Un peuple de l'enfoncement, stratèges et petites vies. Les chiens pourrissent d'ennui, l'oeil allumé, humide, paisible, joyeux des marches. Le pays des balcons qui fument, petits feux tranquilles, d'être là, enracinés de choix. Ils arrachent le ciel des vivants, encerclement des bêtes aux aguets, le temps des solutions d'elles-mêmes. Le goût du silence dans la gueule, crevée d'inutile et des détournements. Patriotes, pendus, attablés de survivance. C'est nous autres à repousser toujours plus loin les limites entre nous. À laisser les nuits avaler leurs océans tranquilles, des crocs à la gorge, des chants, lueurs du Nord, liés à leurs histoires, par où aller, de se fonder avec le respect des différences, avec les nouveaux venus. Enfants prématurés qui s'accrochent à leur vie, savourent les moments des victoires quotidiennes de la tendresse festive, de la venue au monde, balcon, trottoir, ruelle et mémoire, des usages spectaculaires, abandonnés à l'enthousiasme de ces moments de la générosité du temps, des réjouissances. Les nuits se superposent, s'entrechoquent, paniquent dans le vide. Les langues s'entrecroisent. Les foules jubilent, cassent les coquilles, jusqu'au merveilleux. Petites écritures entre les murs, bribes, immobiles. Souffle trop collé aux influences émergentes, déracinées, enfouissement des printemps engagés. Saturation des efforts, laisser aller. La nuit est propice à l'échappée, d'où il n'y a plus rien. Les perceptions se transforment adaptées, où tout est lien, tout est corps, tout est incarné, se travaille en ouverture sur le monde, de ce non-lieu de la nuit où nous sommes repus et ensemble, dans la vie de l'écriture, dans la vie de la musique avec l'offrande de la nature, sans équivoque, accrochée aux urgences. Tout évolue, les lignées millénaires apparaissent, dans la lucidité de la nuit. Tout advient dans la nuit du fleuve. Les enfants dansent sur l'absence. L'esprit est là, mais nous sommes vivants, les ailes accrochées Perdus dans tous ces choix, épuisés à tout donner, ces passages provoqués, de tels changements La nuit du trop, souffle rompu. Interruption dans le flot immuable. Il se pourrait des marées noires pour les cinq lieux aux abords. L'étoile de mer file la parole des riverains, du golf et de l'estuaire. Pendant que le fleuve est encore temps. Toutes voiles et lucidités. Le peuple goûte ses eaux trop méconnues déjà. Tout à faire surtout du moratoire, miroir des catastrophes, ailleurs les feux sont allumés... et le peuple riverain est dépossédé, englouti. Surtout les bruits de destruction massive des petits animaux fragiles. Le chemin qui marche, Magtogoek intact pour l'enfance des âges. La parole du plus grand nombre avale les flots. La raison des choix pour la sauvegarde des vagues du vivant. À l'heure de la nuit des bons Jack, il est là tout près dans le cours des choses de la différence et de l'espoir d'une génération. Il est là en veille. En attendant de penser créer l'inutile la nuit. Le procès de l'art et de la musique toujours en condition, sans peur et sans force devant l'impasse des restrictions. Choisir le chemin qui marche solidaire libre et qui avance en coalition. Le soleil blanc lumineux danse à la surface bleue du fleuve des matins qui chantent. Cités flottantes sans conséquences et des populations qui se refont. Le respect de l'enfance, la bienveillance et l'accueil des petits êtres sensibles, leur coeur livré en partage se retrouve partout dans les nuits, funambules des dérapages violents des trop grands, masque d'indifférence que tout est terminé. Écouter la rumeur des nuits dans les plaintes des enfants, ballottement entre les lieux. La musique est un abri dans la nuit et traverse les âges nocturnes. |